Comment déterminer que le jeu devient un problème
Le jeu est une forme de divertissement à risque financier. Le problème commence là où le contrôle, le temps, l'argent et les relations commencent à souffrir. Ci-dessous une brève carte des signes et des étapes pratiques. Ce n'est pas un diagnostic, mais un point de référence qui aide à demander du soutien à temps.
1) « Drapeaux rouges » : ce qu'il faut faire attention
Comportement et temps
Jouer plus souvent et plus longtemps que prévu ; les tentatives de « rebondir ».
Cache le temps dans le jeu, passe entre les applications/appareils, sessions de nuit.
Tentatives ratées de réduire/arrêter le jeu.
Finances
Dépenses en sus du budget, dettes, prêts à des amis/IFM, arriérés de factures.
Augmentation des taux après les pertes ; l'utilisation d'argent destiné à d'autres fins.
Hésitation ou mensonges sur les montants.
Émotions et condition
Irritabilité, anxiété, dépression entre les sessions.
Pensée « tunnel » : pensées uniquement sur le jeu, intérêt réduit pour d'autres activités.
Perte de sommeil, changements d'appétit.
Relations et travail/études
Ignorer les réunions, réduire la productivité, les conflits.
Cacher un jeu à un partenaire/famille, rompre une relation.
Distorsions cognitives
La foi dans « la série qui doit arriver », « presque le gain », « le contrôle de la chance ».
Réévaluer les compétences là où le résultat est possible.
2) Autotest express (2 minutes)
Cochez « oui/non » au cours des 12 dernières semaines :1. Est-il arrivé de jouer plus longtemps ou plus que prévu ?
2. Avez-vous essayé de réduire/arrêter le jeu, mais n'avez-vous pas pu ?
3. Est-ce que « se venger » est revenu après la défaite ?
4. Avez-vous dû emprunter de l'argent ou vendre des choses à cause du jeu ?
5. Y a-t-il eu des conflits à la maison ou au travail à cause du jeu ?
6. Y a-t-il eu un sentiment de honte/culpabilité ?
7. Le sommeil, l'humeur ou l'intérêt pour d'autres choses ont-ils diminué ?
8. L'argent du jeu a-t-il été utilisé pour d'autres obligations ?
9. Avez-vous joué seul et en secret pour que « personne n'interfère » ?
10. Avez-vous ressenti de l'anxiété ou de l'irritation quand vous ne pouvez pas jouer ?
Interprétation (pas diagnostic) :- 0-1 « oui » : faible risque, maintenez les règles d'autocontrôle.
- 2-3 « oui » : risque accru - il vaut la peine de fixer des limites et de faire une « pause de 7 à 30 jours ».
- ≥4 « oui » : forte probabilité d'un jeu problématique - il est recommandé de consulter un spécialiste et d'activer les mesures de protection (voir ci-dessous).
3) Où passe la frontière : « sain » vs « problématique »
4) Que faire dans les prochaines 24-72 heures (plan d'action)
En 10 minutes :- Inscrivez les dettes/charges et les obligations minimales pour le mois.
- Fixez des limites strictes : dépôt, perte, temps avec « refroidissement » lors de l'augmentation.
- Activez Reality Check (rappel de l'heure).
- Installez le bloqueur de sites de jeux/applications sur les appareils (et pour le navigateur).
- Faites une « pause » de 7 à 30 jours (self-exclusion/cool-off) sur les plates-formes utilisées.
- Dites à la personne de confiance brièvement : « J'ai des difficultés avec le jeu, j'ai mis des limites et une pause ».
- Transférez les paiements d'engagement en « paiement automatique » afin que l'argent ne soit pas « volé » dans le jeu.
- Prescrire une consultation : psychologue/psychothérapeute ayant une expérience en toxicomanie ou une ligne d'assistance professionnelle.
- Personnalisez l'hygiène financière : une carte « jeu » séparée avec des limites ou une déconnexion complète, l'interdiction de crédit.
- Composez un « anti-catalogue des déclencheurs » : l'heure de la journée, les émotions, l'alcool, les jeux/canaux spécifiques - et les alternatives.
5) Outils d'auto-assistance
Limites et pauses : dépôts/pertes/paris/temps, « refroidissement » à la hausse.
Auto-exclusion : temporaire ou prolongée au niveau des plates-formes/opérateurs.
Bloqueurs et filtres : applications/extensions, modes familiaux sur les appareils.
Budget-planeur : nous enregistrons les dépenses obligatoires, le « solde libre » - sans crédits.
Journal des déclencheurs : note courte « ce qu'il ressentait (a) → ce qu'il jouait (a) le résultat → → alternative ».
Soutien : groupes d'entraide, thérapie individuelle, conseils familiaux.
6) Comment parler à vos proches si vous vous inquiétez pour lui/elle
Comment dire : « Je » - messages, faits, sans charges.
"Je suis inquiet parce que les factures ne sont pas payées et que tu ne dors souvent pas la nuit. Voyons les options ensemble".
Offrez une aide pratique : réglez les limites/pauses, allez voir un spécialiste.
Si vous acceptez les limites, vous ne donnez pas d'argent pour jouer, vous ne couvrez pas vos dettes, mais vous êtes prêts à soutenir le traitement.
Évitez : « Prends-toi en main », « Arrête », accusations et honte.
7) Quand une aide urgente est nécessaire
Pensées sur l'automutilation, le suicide ou le mal à soi/autrui.
L'augmentation spectaculaire de la dette, les menaces des collecteurs, le risque de perte de logements/de travail.
Symptômes de dépression grave, attaques de panique, abus d'alcool/substances.
Actions : contactez les services d'urgence de votre pays (dans l'UE - 112), contactez la ligne téléphonique locale sur la dépendance au jeu ou le service de crise/santé mentale le plus proche. Si vous n'êtes pas sûr, commencez par un médecin de famille/un psychothérapeute - ils diront le routage.
8) Mémo pour les opérateurs/fournisseurs : premiers signaux RG
L'accélération des sessions et l'allongement des « queues » la nuit, une série de dépôts sur une courte période.
« Chasse à la perte », augmentation des taux après le stick de luz.
Annulations fréquentes de cache, demandes de limites de crédit.
Ignorer la reality-check, renoncer aux limites, se plaindre de « trop de rappels ».
Interventions : nuji doux/pause, offre de limites, dissimulation de promos agressives, escalade vers le support et, si nécessaire, blocage temporaire.
9) Mythes vs faits
Mythe : « Je contrôle la chance, il suffit d'attendre la série ».
Fait : Les fentes et la roulette sont aléatoires ; le dos passé n'affecte pas l'avenir.
« Le problème, c'est quand on perd beaucoup ».
Fait : Le critère est la perte de contrôle et les dommages à la vie, pas la somme absolue.
Mythe : « Honte de demander de l'aide ».
Fait : Une demande précoce est l'étape la plus efficace ; c'est une question de responsabilité, pas de faiblesse.
10) Courte chèque « Je suis sur la bonne voie ? »
- Les limites et reality-check sont fixées.
- Pause de 7 à 30 jours activée ou auto-exclusion.
- Les bloqueurs sont activés sur tous les appareils.
- Le budget et les paiements obligatoires sont protégés.
- Une consultation avec un spécialiste/ligne d'aide est prévue.
- Une personne proche est au courant et soutient.
- Il y a une liste de déclencheurs et d'alternatives (sport, promenade, appel à un ami, sommeil).
Un jeu problématique n'est pas un « caractère », mais une combinaison de facteurs comportementaux et cognitifs qui peuvent et doivent être gérés. Remarquez les signaux, utilisez les outils de contrôle, prenez de courtes pauses et n'hésitez pas à demander de l'aide. Plus tôt vous commencerez, plus il sera facile de reprendre le contrôle - et de préserver l'argent, les relations et la santé.